A force de la traverser ou de la longer, la Cordillère des Andes est un peu la maison maintenant. Malgré cela je ne me lasse pas, voici une nouvelle merveille dont je ne me lasserais jamais.
Je suis arrivé à la gare routière de Santiago veille de jour férié et de long weekend, j’avais bien choisi mon moment, qui fut de grande solitude, perdu face à cette foule qui se presse pour ne pas rater son bus. Me voici au milieu de tout le monde à implorer le ciel pour savoir pourquoi tous ces gens ne sont pas restés tranquillement chez eux et pourquoi des personnes qui m’arrivent à peine à hauteur d’épaules s’entêtent à me rentrer dedans. Goooooood morniiiiiiing Chile !
Rue de Valpo
Peinture de Salvadore Allende
Une fois ma correspondance trouvée et une (nouvelle) fois sur la route je peux me rendre tranquille à Valparaiso a.k.a Valpo. Sans le moindre regret ! Cette ville vaut le détour. J’ai été littéralement charmé. Les artistes se sont accaparés le centre. Un endroit en particulier à visiter ? Aucun ! Tous ! Il faut se perdre dans les rues. On a beau passer deux fois au même endroit, chaque passage offre une nouvelle découverte. L’œil est attiré systématiquement par un détail qui, auparavant, nous avait échappé : artiste, graffiti, sculpture, œuvre en tout genre, salle d’expo de 15 m²…
Les nuits sont bien animées avec un nombre important de bars et night clubs, il y en a pour tous les gouts : salsa, raggaeton, rock, electro etc. Il suffit de se laisser guider. Mon vendredi soir en fut des plus "intéressants," musique folklorique comme mise en bouche (guitare acoustique, poèmes, vin, cheminé… à l’aise Blaise), puis du latino, de l’électro, et 80’s/90’s (je demande pardon pour cette dernière thématique, je ne l’ai pas fait exprès, c’était une embuscade).
Marché de Santiago
Santiago semble être une capitale où il fait bon vivre. Un métro moderne, des espaces verts, une vie culturelle développée et dynamique. Comme en Argentine, d’un point de vue gustatif, c’est un plaisir de se retrouver dans un pays qui jouit d’une tradition culinaire. Si tu veux bien manger, vas au resto du marché. C’est le principal enseignement que j’ai appris au cours de ce voyage (tout ça pour ça !). Santiago n’a pas échappé à cet adage. Et comme la mer est toute proche il y a de la bonne poiscaille !!!!
Plaza de Armas, Santiago
Si j’avais un peu de mal à comprendre les Argentins du fait de leur accent, au Chili, qui plus est à la capitale, c’est l’argot qui m'handicapait pour dialoguer. Les habitants de Santiago ont leur propres expressions ils en usent et abusent. Cachai ?
Puerto Varas
Volcan Osorno
Je prends un bus de nuit, direction le sud vers Puerto Montt. Je m’endors sans voir un nuage… et me réveille avec des trombes d’eau et le froid. Nous sommes presque en hiver, cela se ressent. Les conditions météo désastreuses en mer m’empêchent de prendre un bateau jusqu’à Puerto Natales (le précédent navire a du faire demi-tour). Je change mes plans et repasse en Argentine (par les Andes) via la région des lacs. Cette route avait été prise (dans l’autre sens) par Alberto Granado et Ernesto Guevara lors de leur traversée de l’Amérique du Sud dans les années 50. La similitude des paysages avec les Rocheuses canadiennes est frappante. Les couleurs, les lacs et les montagnes me rappellent les panoramas de Colombie-Britannique et d’Alberta.
Me voici de nouveau en Argentine à Bariloche où j’entame mes dernières étapes avant la Terre Promise, Ushuaia.
A la revoilure pour de nouvelles aventures.
YO COUZ ! TU ES MON HERO ! Chapeau Seb, voilà une aventure effectuée de bout en bout et de main de maître ! Vivement notre prochaine rencontre, autour de quelques tonneaux de vins rouges, (plutôt les tonneaux autour de nous), que tu nous racontes les moments forts de ton (tes !) periple(s). Tu me donneras tous tes tips sur ta science en qualité de wingman bien sûr ! A très plus Couz, et encore bravo ! Xav
YO COUZ ! TU ES MON HERO ! Chapeau Seb, voilà une aventure effectuée de bout en bout et de main de maître ! Vivement notre prochaine rencontre, autour de quelques tonneaux de vins rouges, (plutôt les tonneaux autour de nous), que tu nous racontes les moments forts de ton (tes !) periple(s). Tu me donneras tous tes tips sur ta science en qualité de wingman bien sûr ! A très plus Couz, et encore bravo !
RépondreSupprimerXav