mercredi 25 mai 2011

Ushuaia, la Terre Promise!

Bariloche
Je ne suis jamais allé en Suisse mais si je devais m'imaginer une carte postale helvète elle serait faite à Bariloche, au cœur de la région des lacs en Argentine. C'est beau, c'est propre, de jolies fliquettes sont à chaque coin de rue, c'est propre, on y trouve des boutiques de marques, les prix sont plus élevés qu'ailleurs, c'est propre et il n'ya pas de minarets.




Perrito Moreno
Merveilleux!!

Kenny de South Park
 Je nourris une certaine impatience de continuer ma route vers le sud à El Calafate, porte d'entrée du parc national des Glaciers où nous trouvons le célèbre Perrito Moreno. Je conçois, j'ai un vocabulaire très limité pour qualifier chaque merveille de la nature que je traverse. Voilà, "merveilleux", pourquoi chercher une phrase ou un autre mot lorsqu'un seul suffi? Nous sommes en pleine cordillère des Andes, frontalière avec le Chili. La surface du glacier est de 250 km², à titre de comparaison Toulouse c'est 118 km², Buenos Aires 203 km²! Parfaitement m'sieurs dames!

Je reste impressionné par le spectacle offert, j'ai pu voir un bloc de glace se détacher et s'éclater littéralement dans l'eau. Le bruit que l'on distingue, de la glace qui travaille, qui craque, est invraisemblable. Il faut savoir que le glacier n'est pas en régression, chaque jour il avance de deux mètres. Tout cela cumulé donne la sensation d'être face à... un être vivant. C'est incomparable! Je vous ai dit que c'était merveilleux?

 On se reconcentre et on va au bout du rêve, au bout du monde. Je quitte la Patagonie pour la Terre de Feu! Un blizzard et quelques flocons de neige plus tard me voici arriver à Ushuaia. Me voici arriver tout court.


 








Le filon touristique du bout du monde est bien exploité, mais la ville garde quand même une authenticité. Nous sommes en zone franche, Ushuaia n'est pas entièrement dévouée à ces voyageurs et c'est tant mieux.  Les nombreux usines et commerces permettent  une proximité et un mélange des populations (habitants et visiteurs). J'ai d'ailleurs pu faire la connaissances de cormorans et de lions de mer forts sympathiques.











A moins de 20 kilomètres d'Ushuaia se trouve le Parc National de la Terre de Feu. C'est vraiment... merveilleux! Les feuillages d'automne aux couleurs chaudes se mêlent à la neige, aux montagnes et aux lacs. Dire que je suis au milieu de tout ça. Je savoure encore et encore sans réaliser que ce paysage de "fin du monde" est également celui de la fin du voyage. Je ne peux aller plus loin parce que plus loin n'existe pas. A mon départ c'était toute cette symbolique qui devait marquer la fin du chemin. Comme si finalement je savais qu'il fallait quelque chose pour m'arrêter. Enfin... La sensation est étrange et irréelle. 


Parque Nacional de la Tierra del Fuego

Le prochain post sera le dernier. Ooooooooooh!
A la revoilure pour de nouvelles aventures!

Bonus track:

dimanche 15 mai 2011

Dulce como Chile

A force de la traverser ou de la longer, la Cordillère des Andes est un peu la maison maintenant. Malgré cela je ne me lasse pas, voici une nouvelle merveille dont je ne me lasserais jamais.
Je suis arrivé à la gare routière de Santiago veille de jour férié et de long weekend, j’avais bien choisi mon moment, qui fut de grande solitude, perdu face à cette foule qui se presse pour ne pas rater son bus. Me voici au milieu de tout le monde à implorer le ciel pour savoir pourquoi tous ces gens ne sont pas restés tranquillement chez eux et pourquoi des personnes qui m’arrivent à peine à hauteur d’épaules s’entêtent  à me rentrer dedans. Goooooood morniiiiiiing Chile !


Rue de Valpo

Peinture de Salvadore Allende


Une fois ma correspondance trouvée et une (nouvelle) fois sur la route je peux me rendre tranquille à Valparaiso a.k.a Valpo. Sans le moindre regret ! Cette ville vaut le détour. J’ai été littéralement charmé. Les artistes se sont accaparés le centre. Un endroit en particulier à visiter ? Aucun ! Tous ! Il faut se perdre dans les rues. On a beau passer deux fois au même endroit, chaque passage offre une nouvelle découverte. L’œil est attiré systématiquement par un détail qui, auparavant, nous avait échappé : artiste, graffiti, sculpture, œuvre en tout genre, salle d’expo de 15 m²…
Les nuits sont bien animées avec un nombre important de bars et night clubs, il y en a pour tous les gouts : salsa, raggaeton, rock, electro etc. Il suffit de se laisser guider. Mon vendredi soir en fut des plus "intéressants," musique folklorique comme mise en bouche (guitare acoustique, poèmes, vin, cheminé… à l’aise Blaise),  puis du latino, de l’électro, et 80’s/90’s (je demande pardon pour cette dernière thématique, je ne l’ai pas fait exprès, c’était une embuscade).


Marché de Santiago
Santiago semble être une capitale où il fait bon vivre. Un métro moderne, des espaces verts, une vie culturelle développée et dynamique. Comme en Argentine, d’un point de vue gustatif, c’est un plaisir de se retrouver dans un pays qui jouit d’une tradition culinaire. Si tu veux bien manger, vas au resto du marché. C’est le principal enseignement que j’ai appris au cours de ce voyage (tout ça pour ça !). Santiago n’a pas échappé à cet adage. Et comme la mer est toute proche il y a de la bonne poiscaille !!!!
Plaza de Armas, Santiago

Si j’avais un peu de mal à comprendre les Argentins du fait de leur accent, au Chili, qui plus est à la capitale, c’est l’argot qui m'handicapait pour dialoguer. Les habitants de Santiago ont leur propres expressions ils en usent et abusent.  Cachai ?


Puerto Varas
Volcan Osorno
Je prends un bus de nuit, direction le sud vers Puerto Montt. Je m’endors sans voir un nuage… et me réveille avec des trombes d’eau et le froid. Nous sommes presque en hiver, cela se ressent. Les conditions météo désastreuses en mer m’empêchent de prendre un bateau jusqu’à Puerto Natales (le précédent navire a du faire demi-tour). Je change mes plans et repasse en Argentine (par les Andes) via la région des lacs. Cette route avait été prise (dans l’autre sens) par Alberto Granado et Ernesto Guevara lors de leur traversée de l’Amérique du Sud dans les années 50. La similitude des paysages avec les Rocheuses canadiennes est frappante. Les couleurs, les lacs et les montagnes me rappellent les panoramas de Colombie-Britannique et d’Alberta.

Me voici de nouveau en Argentine à Bariloche où j’entame mes dernières étapes avant la Terre Promise, Ushuaia.
A la revoilure pour de nouvelles aventures.

Bonus track:

dimanche 1 mai 2011

Rouge sur rouge y a tout qui bouge...


Le blog a somnolé ces dernières semaines. Pas de problèmes particuliers, pas de soucis techniques, ni de CB ou encore de MST. Je suis juste arrivé en Argentine et j'ai retrouvé... le vin et quelques amis. De là à dire que le vin est mon ami faut pas abuser, disons que c'est du vin que j'ai abusé. 

Juste un coup de fatigue pour écrire quelques mots et donner des nouvelles. Il faut dire qu'entre Buenos Aires, Montevideo ou encore Rosario, j'ai fait mon animal nocturne ne me couchant qu'à l'apparition du soleil. Lorsque je suis hébergé ça va, j'ai la possibilité de me lever à 14:00 du matin, mais en auberge dès 9:00 j'ouvre les yeux et je sens les cheveux pousser à l'intérieur de ma tête. 

Buenos Aires, Plaza de Mayo

Au niveau des visites, certains endroits de Buenos Aires m'ont laissé sur ma faim, factices et touristiques à outrance, c'est le business du tango qui veut ça. Mais j'ai bien représenté Toulouse la ville de naissance de Carlos Gardel. L'Uruguay vaut son détour, j'ai été accueilli comme un Roi. Que dire de cette rencontre improbable avec Agasthy, indien, qui bosse sur la capitale uruguayenne. Il a la même voix qu'Apu dans la VO des Simpson, j'ai eu la larme à l'œil pour me retenir de rire... puis on s'habitue. 






Montevideo, El Libertador Artigas. 

Cordoba, Museo de la memoria en hommage aux
disparus de la dictature militaire (1976-1983)

Retour en Argentine à Cordoba, ville qui compte les plus jolies filles du pays (d'après le vendeur de sushis). Cela m'a valu le prix du meilleur wingman par mes compagnons de dortoir anglo-saxons. La raison est simple, j'étais le seul à parler espagnol et de nationalité française. Avec ces deux facteurs cumulés, c'est beaucoup plus facile avec les autochtonettes. 

La vraie bonne régalade s'est passée à Rosario, ville qui a vu naitre Ernesto Guevarra, Leo Messi et le drapeau argentin (mais pas dans cet ordre là). J'y ai rejoint Marianela et Matias rencontrés au Machu Picchu. 5 jours de pure folie durant lesquels je n'ai pas trop vu le soleil, où le vin à coulé à flot, asados de poissons (Rosario est sur les rives du Parana), empanadas maisons etc. Comme disait le Sergent Roger Murtaugh: "J'suis trop vieux pour ces conneries". Le soleil a réellement tapé le dimanche aprem pour aller voir un match de foot de... D2 devant plus de... 35000 personnes venues soutenir Rosario Central, club légendaire de Kempes et... Mauro Cetto (sic). 

Terre-Sainte du Malbec
Quel accueil! Quelle gentillesse! Toute cette volonté de me faire gouter tout ce qui se boit et se mange m'a fortement touché. Cette initiation au "way of life" argentin m'a poussé à aller voir le terroir du côté de Mendoza aux pieds des Andes et au milieu des vignobles. Chose faite durant une belle journée ensoleillée de dégustation : Trois vignobles, une fabrique d'huile d'olives et une confiserie. Pause-déjeuner dans les vignes. L'espace d'un instant je me suis cru dans les Corbières avec un vin de table à 13,5 degrés. La journée s'est conclue avec une absinthe artisanale de 75 degrés. Tu m'étonnes que je n'écrive pas ce blog après de tels moments. 

Il me semble ne pas avoir gouté
celui du fond en haut à gauche...
 

J'enchaine le soir même avec un bus de nuit pour traverser les Andes, direction le Chili! 
A la revoilure pour de nouvelles aventures!! 

Bonus track: