lundi 31 janvier 2011

Un petit tour et puis s'en va...

Poste frontière entre le Costa Rica et le Panama
Le passage au Panama se fait par le pont le plus magnifique que j'ai jamais vu. Jugez par vous-même. Les véhicules ne peuvent passer qu'un par un en alternant les entrées et les sorties du territoire.

En raison des pluies diluviennes, ma présence au Panama fut brève. Pas de Bocas del Toro et ses magnifiques plages, ni de Portobello. Pas de voilier jusqu'en Colombie, ni les majestueuses îles San Blas. Inondations, routes coupées, nombreux sans abris et morts me font modifier la donne. L'état de catastrophe naturelle a même été promulgué par le Président de la République.




Passage de l'écluse

Je reste quatre jours dans la capitale le temps de juger d'une quelconque évolution. Celle-ci étant négative, je n'ai pas d'autre solution que de prendre un vol entre Panama et Cartagena... Entre temps, j'ai quand même pu apprécier la vieille ville et son architecture. J'ai été impressionné par le canal et sa principale écluse "Miraflores" où j'ai pu profiter du passage d'un paquebot. Le site est bien aménagé, on apprend énormément sur l'histoire du canal, de Ferdinand de Lesseps jusqu'à la rétrocession américaine.


J'y étais

Marché aux poissons
 Je loge dans une auberge de Gringos dans Casco Viejo (partie la plus ancienne). J'y imagine sans mal les histoires d'attaques de pirates, les tortures etc. Panama est chargée d'histoire, les constructions sans limites de buildings ultra-modernes ne peuvent masquer ou faire de l'ombre à ce passé tellement riche.

Caco Viejo

Rue de Cartagena
Le plus excitant de l'aventure doit commencer en posant le pied sur le sol sud américain. Cartagena - Colombia! Ville coloniale, très jolie, colorée, où se mêlent prostitution, cocaïne, touristes et hackers de carte bleue. L'imbécile que je suis n'aura gouté qu'à la dernière spécialité et à l'insu de mon plein gré. Et sans savoir le pourquoi du comment, à peine débarqué que je dois rentrer en France. J'ai soupçonné un temps ma maman et ses liens directs avec la mafia colombienne, mais je n'ai aucune preuve si ce n'est le mobile : me voir rentrer.

De passage en france pour prendre la température avant de plier bagages vers le Venezuela où les températures, me dit-on dans l'oreillette, sont sensiblement plus chaudes que chez nous... enfin vous mouuaaaarf!

A la revoilure pour de nouvelles aventures.

Bonus Track: 

lundi 10 janvier 2011

Pura Vida

Après le Nicaragua changement de monde, de planète, d'univers. Choc culturel! Me voici au Costa Rica! Les routes sont propres, déjà il y a de vraies routes. Ensuite les trottoirs sont nickels et les poubelles ne font pas que de la figuration. Si les Ticas ne parlaient pas espagnol je me croirais en Helvétie avec la météo de... la Bretagne!

Mon coloc d'un soir
Le Costa Rica c'est le pays de l'or vert. Et tout prend son sens avec cette maudite pluie et les grosses chaleurs qui sont sensées arriver par la suite. Pour ma part le soleil je ne le vois pas des masses, ça en devient même préoccupant. Les pluies diluviennes font sauter les canalisations, pas d'eau dans toute la ville de La Fortuna. Un comble! Je passe d'une pub pour Tahiti douche aux inondations de Vaison la Romaine. Pas funky.

Je pars dans une agence chercher un tour afin de monter au volcan Arenal dans le parc national du même nom. Le rendez-vous est pris pour le lendemain 14h. En rentrant à mon hôtel je croise un 4x4, musique latine à fond, "pump it up; put your hands up in the air... off!" A l'intérieur cinq gonzes qui me proposent d'aller faire la fête avec eux. Il est 13:30 du soir, un lundi. J'accepte volontiers et c'est parti. Le plus petit de mes hôtes monte dans la malle (coffre de la voiture pour celles et ceux qui ne parlent pas toulousain ou qui débutent) pour me faire un peu de place et c'est parti pour la tournée des grands ducs. Des débiles j'en connais mais alors des débiles comme ça je peux vous dire que maintenant j'en connais... On s'arrête dans une ferme pour cueillir des noix de coco avant de nous atteler à la réalisation de quelques cocktails maison. Pendant que le paysan s'applique à les ouvrir à la machette, Cleber, notre chauffeur n'a pas la patience d'attendre et utilise son poing. Pas très esthétique mais efficace et rapide. Retour à mon dortoir vers 18:00. Un mega hamburger et au lit. Pura vida!

Direction le volcan Arenal
Sans les nuages, ce doit être pas mal...



Le lendemain, c'est en fin d'après-midi que, finalement, nous partons pour le volcan Arenal, toujours en activité. Pour des raisons de sécurité il est interdit de monter jusqu'à au sommet. Pas de chance ce soir là, pas d'éruption, ni de coulée de lave à observer. Pour redescendre il pleut et la nuit est entrain de tomber. Notre guide nous explique de bien faire attention. Que les pierres volcaniques sont glissantes, que lui connait parfaitement mais que nous, touristes, nous devons être vigilants pour la descente blablabla... blablabla... Sa phrase pas finie qu'il se retrouve le cul par terre. Genre "même pas mal" il se relève une larme de souffrance en coin de l'œil. Je suis descendu indemne, pas de cheville cassée, néanmoins ce n'est qu'une fois arrivé en bas qu'intérieurement je me suis foutu de sa gueule, on ne sait jamais (cheh fik!).

Sur le chemin du retour, arrêt aux eaux thermales. De petites cascades d'eau chaude au milieu de la végétation luxuriante, je ne vous dit que ça! Seules trois nanas étaient là. Mon camarade de route du moment, un Italien, me regarde les yeux ronds de surprise. Soit l'existence de Dieu venait d'être prouvée par la seule présence des trois "naïades" (NDLA: il faisait nuit noire, quelques petites torches nous éclairaient); soit il a juste eu une inspiration artistique d'un scénario porno... Son sourire en coin m'a laissé présupposer que la seconde hypothèse était la bonne.

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Previously on Lost!
Après ces aventures un peu trop humides à mon gout je pars chercher le soleil sur la côte sud-ouest pacifique à Montezuma via Puntarenas. Un grand "desmadre" pour y arriver mais l'essentiel reste... d'y arriver. Sur place rien d'exceptionnel à raconter: Sieste dans un  hamac, plage, poisson grillé acheté directement au pêcheur et cuisiné par bibi puis sieste, baignade, coup de soleil etc. Des banalités quoi.

Face à la mer... lalalalala
Les batteries sont rechargées avant d'attaquer deux jours de route pour en finir avec l'Amérique Centrale au Panama.
A la revoilure pour de nouvelles aventures!!!

Bonus track: 

mardi 4 janvier 2011

Ma dent contre moi

Avant toute chose, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2011. Meilleurs vœux etc. Surtout la santé parce que la santé tout ça ;)

Sinon j'en profite pour vous remercier de vos lectures, de vos commentaires (on dit com's en djeun's ok!) de vos emails et surtout d'avoir la patience d'écouter les bonus tracks...

Encore du retard pour ce post. Ouep petits soucis techniques puis merdiques et encore d'autres maux en "ique". Je vous conterai tout ça dans un autre message.

Au moment de passer la frontière entre le Honduras et le Salvador je commets l'erreur d'acheter et surtout de manger des gâteaux secs, encore plus durs sur l'homme que Carlos Mozer à sa grande époque. Résultat: j'ai la sensation que le plombage d'une de mes molaires en fait les frais et saute. Quelques jours plus tard à Leon, Nicaragua, je me vois dans l'obligation de consulter un dentiste (glups). Je fais face à une de mes phobies, et je demande conseil à Don Fernando, prof d'espagnol et vendeur de bananes à ces heures perdues. Il réside de l'autre côté de la rue où j'ai élu domicile. Fernando a la gentillesse de me recommander l'un de ses vieux amis le dénommé Docteeeeeeur Juliaaaaaaan Quang!!!!!! Dentiste, la soixantaine largement dépassée, au même titre que son cabinet et ses ustensiles de torture de cuisine de dentisterie.

C'est sur que Bernard Lavillier, lui, ne se serait pas cassé la dent en mangeant  un gateau.
Il m'examine la bouche (un autre endroit aurait été suspicieux quand même). D'ailleurs, je n'ai pas remarqué mon docteur se laver les mains, c'est surement parce qu'il ne l'a pas fait... Au final ma dent est cassée. Faut croire que le biscuit était vraiment dur. J'ai droit à une anesthésie avec le même genre de seringue métallique que nous pouvons voir dans les films des années soixante. Celles que les méchants soviétiques utilisaient pour injecter le sérum de vérité aux agents doubles. Je trippe tout seul sur mon siège en sky pourpre. Je repars avec mon morceau de dent et allégé de 14€ (de rien Marie-Christine Sécu)
Sinon Leon c'est sympa

Granada, que c'est choli!
Après Leon, cap sur Granada autre ville coloniale. C'est très propre, très joli, très touristique, très tout ça... Mais c'est tout... personnellement, je trouve qu'il lui manque une âme comme peut l'avoir Leon. Pas de conclusions trop hâtives, je n'y suis resté que deux jours.
 

WTF??!!!
J'achève ma traversée du Nicaragua par Isla Ometepe sur le lac Nicaragua (pour situer zavez google map jun peu plus haut sur votre droite. Les pluies ayant été plus importantes que d'accoutumée, toutes les plages étaient inondées. De toute façon je souhaite juste monter Maderas un des deux volcans de l'île avec son jumeau Concepcion. J'ai rendez-vous à 6:00 du mat avec mon guide. 6:15... 7:15... 7:45... Personne. Mon sens de la déduction s'est réveillé, il ne viendra pas! Que cela ne tienne, à être levé autant aller à la piscine! Je fais une petite balade pour faire les trois kilomètres qui me séparent de Ojo de Agua et j'y passe la journée. Je vous laisse admirer la tête au réveil à 5:15 et le site de la piscine naturelle.
Ojo de Agua
J'ai bien profité de ma journée détente, que le lendemain une longue route m'attend pour rejoindre le Costa Rica.
A la revoilure pour de nouvelles aventures!!!

Bonus track: