mardi 12 avril 2011

Save the cheerleader, save the world

A la descente du bus à Asunción je partage le taxi qui doit me mener dans le centre avec deux anglais (qui ne servent à rien) et un japonais. Nous déposons les deux roux à leur hôtel, pour continuer Hiro et moi jusqu'au notre un peu plus… roots on va dire. (Désolé de vous décevoir mais Hiro n'est pas petit et joufflue avec des lunettes et ne pratique pas non plus la chronokinésie. Egalement désolé de décevoir Soprano. Car oui! Soprano est un fan de ce blog, mais ça je ne sais pas si je dois m'en vanter).


Notre taxi traverse le quartier des putes à environ 21,4 km/h. Nous nous faisons siffler par l'une d'entre elle. Le chauffeur pile et fait une marche arrière. Je sens la détresse sur le visage de Hiro, moi je me marre, même si je bien éclaté par les 50h de bus. Je commence à être habitué des péripatéticiennes, et non UN habitué! Je demande gentiment au chauffeur de continuer en avant quand il me rétorque "Mais l'ami, t'as pas vu son cul?". Oui justement on ne voit que ça, il est au moins de la taille du Tarn-et-Garonne son cul. Ne voulant pas me perdre dans des explications cartographiques des départements de Midi-Pyrénées, je lui demande de simplement nous poser à notre hôtel. Coup de chance, il est juste à l'angle où se trouvent nos copines.


Le ventito est cassé "Yattaaaaaa!"
Je sors de ma douche bien méritée (et nécessaire), Hiro a disparu. Serait-il allé rejoindre Peter Petrelli pour lui annoncer qu'il doit sauver le monde? Non... il est allé acheter deux bières. Sont cools ces Japs! Yatta!



Une journée à Asunción était largement suffisante, surtout qu'à mon grand désespoir je n'ai pas croisé Larissa Riquelme, unique raison de mon passage au Paraguay. A y être, autant pousser jusqu'à Iguazu.

Pour rejoindre Foz do iguaçu au Brésil, je passe par Ciudad del Este, ville frontière côté paraguayen où on parle portugais et où on paie en reals. Les Brésiliens viennent y faire leurs achats de matos électronique, de contrefaçons vestimentaires etc. On y trouve de tout et surtout n'importe quoi. En gros vous prenez les marchés de Bellefontaine et de la Reynerie à Toulouse, vous les mélangez avec le Pas de la Case. Vous secouez très fort, vous agrémentez d'une sauce latino et vous obtenez Ciudad del Este.

Bref, aucun intérêt, le plus important c'est Iguaçu. Côté brésilien nous avons une vue d'ensemble des chutes. On se balade dans le parc national jusqu'à arriver à la "Gorge du Diable"

Iguaçu

Iguaçu
Iguaçu

Le lendemain je découvre les chutes côté argentin. Cette fois-ci nous sommes au plus près. Plus proche? Impossible ou alors c'est la chute (désolé). Je suis beaucoup plus impressionné et complètement trempé de ma balade.

Iguazu


Iguazu

Iguazu


Ce qui m'a le plus marqué, et ce, des deux côtés des fleuves (Paraná, Iguaçu? quelqu'un pour m'aider?), c'est la puissance du débit et le bruit que fait l'eau en tombant sur plusieurs dizaines de mètres. Une nouvelle fois, on se sent petit face à la nature.

J'ai réalisé que je n'étais plus entre les deux tropiques, que j'étais bien au sud du tropique du Capricorne. Vie de Merde...

Je continue ma descente jusqu'aux rives du fleuve La Plata.

A la revoilure pour de nouvelles aventures.

Bonus track:

samedi 2 avril 2011

Planète Bolivie



J'arrive en Bolivie directement à Copacabana (aucun rapport avec la chanson de Barry Manilow, mais ça ne m'a pas empêché d'avoir l'air dans la tête). Hop hop hop un bateau et me voici sur l'Ile du Soleil au beau milieu du lac Titicaca. La Isla del Sol, centre religieux important, est le lieu de naissance du Soleil dans la mythologie inca. Si j'ai bien compris les premiers Incas, Manco Capac ainsi que sa "sœur-épouse" Mama Ocllo (ça me rappelle étrangement la genèse aveyronnaise...) y sont nés. 


Isla del Sol


Après un petit tour chez les fous du volants à La Paz (où une trois voies signifie un contre sens à gauche, un contre sens à droite avec la possibilité de rouler au centre tout en changeant de file… facile, non?) je passe aux choses sérieuses en me dirigeant vers Uyuni. Sur place, j'oublie tout ce que j'ai pu voir auparavant. Je ne m'attendais vraiment pas à voir de tels paysages et ces trois jours dans le sud du pays m'ont littéralement bouleversé avec tout d'abord le Salar, où le ciel se confond avec la terre salée, et où l'absence d'horizon est réellement troublante. 

Salar de Uyuni

J'ai également été frappé par la Laguna colorada et ses flamands blancs baignant dans un lac rouge bordé de montagnes. Lorsque je demande les raisons d'une telle couleur j'ai droit, avec beaucoup d'ironie, à la réponse suivante: "C'est le sang des Chiliens". Il faut savoir qu'il y a un conflit diplomatique entre le Chili et la Bolivie au sujet d'un territoire, anciennement bolivien, qui ouvrait le pays du président Evo Morales sur l'océan Pacifique. Mais je vous rassure, la couleur s'explique tout simplement par la présence de minéraux qui nous offrent cette teinte rouge. 


Laguna Colorada

Vient enfin le désert Salvador Sali qui porte bien son nom et dans lequel on a la sensation de faire partie intégrante d'une de ses toiles, ne serait-ce qu'au niveau des couleurs et des contrastes. On est Alice qui est passé de l'autre côté du miroir. 


Désert Salvador Dali
Après ces quelques jours riches en émotions visuelles (j'aurais pu y laisser mes yeux facturés, mais mon optimisme naturel veut qu'il y ait encore de jolies choses à admirer), je compte visiter Potosi et ses mines mais fais marche arrière une fois sur place. Je ne suis vraiment pas à l'aise lorsque je découvre le cadre et je me vois mal photographier des mecs qui bossent pour que dalle sous 45°C. Dilemme! Avec Juan, compagnon de dortoir argentin (Juan est Argentin pas le dortoir), nous décidons au final de ne pas y aller. Dans ce cas, il n'y a pas vraiment de bonne ou de mauvaise décision. Les personnes qui font la visite peuvent par exemple fournir de l'eau aux mineurs, qui sont plutôt satisfait de la présence de touristes. Une partie des sommes récoltés est même redistribuée par les coopératives qui gèrent ces visites (combien?)… Le fait est que je m'échappe. 


Featuring Marco et Simon
a.k.a Les Gringos
Comme le hasard fait bien les choses, je suis mis en contact avec d'autres bloggers, Les Gringos (lesgringos.wordpress.com), amis de Martin (pour celles et ceux qui le connaissent), qui tournent également en Amérique du Sud. Il s'avère que nous nous trouvons en même temps à Potosi et à Sucre. Que cela ne tienne, allons consommer quelques breuvages et écouter les remixes latinos de nos bons vieux tubes français des années 80!


Ecoutez! Entendez comme moi l'appel des bus boliviens qui doivent me mener jusqu'au Paraguay (24h+25h) en deux jours. Oui madame! 

A la revoilure pour de nouvelles aventures. 


Retrouvez plus de photos sur la page facebook de Latin Expedition

Bonus track: