jeudi 24 mars 2011

C'est pas le Pérou...

Je pense que ceci sera le billet le plus court de Latin Expedition. Le Pérou c'est un petit peu le Disneyland de l'Amérique du Sud… et je n’ai pas besoin d’en dire davantage. Je confirme simplement que c'est une destination prisée qui fait rêver les gens et qui me faisait rêver. En tant qu'agent de voyages, rien de plus facile que de promouvoir le Pérou. Comme à Disneyland les gens en reviendront enchantés parce qu'ils auront eu ce dont pourquoi ils ont payés… de là à dire que Mickey est un Inca, c’est autre chose...

On devine le lama au-dessus de la tête :)

Pour éviter de passer pour un rabat-joie, j’ai quand même une petite anecdote. A Lima, sur la place San Martin est érigée une statue symbole de la mère patrie. A l'origine, au-dessus de la tête de maman Pérou il devait y avoir une flamme. Flamme se dit en espagnol "llama" homonyme de l'animal totem des Andes le lama (même orthographe, même prononciation). L'artiste chargé de la réalisation de l'œuvre a tout simplement couronné d'un lama la tête de la statue au lieu d'y mettre une flamme. Problème de compréhension ou freestyle?






C'est parti pour Macchu Picchu City



No comment 1

Sinon le Macchu Picchu est magnifique, le site est grandiose et l'organisation de la cité plus qu'intéressante. Si vous passez dans le coin allez y faire un tour. La météo n’était malheureusement pas bonne mais je me suis quand même régalé.







No comment 2

Concrètement, je pense avoir eu du mal à passer de l'Equateur (dans la lignée du Venezuela et de la Colombie) au Pérou. Ça ne m'a pas empêché de rencontrer du monde, de taper le carton avec des mômes des rues de Cusco (j'ai perdu), et fort heureusement de passer de bons moments. J'attendais cependant plus de mon passage au Pérou.

Mur inca à Cusco

Sinon l'inka-cola c'est bien dégueulasse. Je crois qu'il se place en seconde position de mes boissons les plus imbuvables, juste derrière le shooter "coco-nuts/suze/tabasco" qu'on avait inventé avec Keith et Romain.

Je file à l'abordage de la Bolivie
A la revoilure pour de nouvelles aventures!!!!!

Bonus track: 

jeudi 10 mars 2011

¡Dios mio!

Une fois en Equateur, je n'ai pas pu m'empêcher d'aller faire le clown sur le site de la Mitad del Mundo. C'est ici que Charles-Marie de la Condamine a déterminé l'emplacement de la ligne équinoxiale. Cocorico? Ben non, il s'est planté de trois cents mètres trop au nord. Rien à faire, je me suis quand même amusé à sauter d'un hémisphère à l'autre, à marcher sur l'Equateur etc. Sinon, oui l'eau des toilettes s'évacue dans le sens inverse des aiguilles d'une montre (l'inverse de l'hémisphère nord). 


Mitad del Mundo
Pas beau ça?
J'ai trouvé ici le pays le plus religieux et le plus fervent du voyage. Jusque-là, et notamment en Amérique Centrale, beaucoup de superstitions, surtout pour les peuples mélangeant culture maya, christianisme ou prosélytisme des sectes évangéliques. 

A peine arrivé, ma première découverte a été la fréquence avec laquelle les gens se font le signe de croix… pour tout et n'importe quoi. Au poste frontière, l'agent des douanes, après avoir contrôlé mon passeport et avoir remarqué que j'étais en règle (et fier de l'être au prix que ça m'a coûté), remercie le ciel et se signe. Dans le trole de Quito, prière avant de prendre la route et trois signes de croix. Dans les rues de Cuenca, des déménageurs font tomber une plaque de métal qui du coup fait un boucan monstre en heurtant le sol, une passante sursaute… et se signe. 

Ces petits rituels me font légèrement sourire car ils dépassent le cadre de la spiritualité ou de la foi. Ils sont finalement l'expression d'une vie précaire, à laquelle on a besoin de se raccrocher à travers un être supérieur, se donner un coup de pouce et du courage, pour avoir la force de continuer à vivre ou pour se sentir tout simplement protégé. 

J'imagine bien un bureau de consulting new-yorkais du genre Mc Cormick, Goldman, & Son Associated, réaliser une étude et de conclure: "sachant qu'un Equatorien se signe en moyenne 77 fois par jours durant une journée de travail, la perte de productivité sur sa semaine de 61,5 heures effectives est d'environ 24%. En conséquence, nous préconisons de délocaliser votre usine de ponchos au Vietnam. Là-bas au moins ils sont communistes donc athées. L'économie d'échelle réalisée sera de 21%. Les moyens financiers dégagés pourront être répartis entre les actionnaires"

Je ne vais pas être trop original mais, une nouvelle fois, je suis tombé sous le charme de ce pays. Je ne peux malheureusement pas faire le touriste comme je le voudrais, sinon ce voyage durerait 2 ans et demi. Mais je pousse mon manque d'originalité jusqu'à dire que je reviendrai... 

A la revoilure pour de nouvelles aventures. 


Bonus track: