samedi 2 avril 2011

Planète Bolivie



J'arrive en Bolivie directement à Copacabana (aucun rapport avec la chanson de Barry Manilow, mais ça ne m'a pas empêché d'avoir l'air dans la tête). Hop hop hop un bateau et me voici sur l'Ile du Soleil au beau milieu du lac Titicaca. La Isla del Sol, centre religieux important, est le lieu de naissance du Soleil dans la mythologie inca. Si j'ai bien compris les premiers Incas, Manco Capac ainsi que sa "sœur-épouse" Mama Ocllo (ça me rappelle étrangement la genèse aveyronnaise...) y sont nés. 


Isla del Sol


Après un petit tour chez les fous du volants à La Paz (où une trois voies signifie un contre sens à gauche, un contre sens à droite avec la possibilité de rouler au centre tout en changeant de file… facile, non?) je passe aux choses sérieuses en me dirigeant vers Uyuni. Sur place, j'oublie tout ce que j'ai pu voir auparavant. Je ne m'attendais vraiment pas à voir de tels paysages et ces trois jours dans le sud du pays m'ont littéralement bouleversé avec tout d'abord le Salar, où le ciel se confond avec la terre salée, et où l'absence d'horizon est réellement troublante. 

Salar de Uyuni

J'ai également été frappé par la Laguna colorada et ses flamands blancs baignant dans un lac rouge bordé de montagnes. Lorsque je demande les raisons d'une telle couleur j'ai droit, avec beaucoup d'ironie, à la réponse suivante: "C'est le sang des Chiliens". Il faut savoir qu'il y a un conflit diplomatique entre le Chili et la Bolivie au sujet d'un territoire, anciennement bolivien, qui ouvrait le pays du président Evo Morales sur l'océan Pacifique. Mais je vous rassure, la couleur s'explique tout simplement par la présence de minéraux qui nous offrent cette teinte rouge. 


Laguna Colorada

Vient enfin le désert Salvador Sali qui porte bien son nom et dans lequel on a la sensation de faire partie intégrante d'une de ses toiles, ne serait-ce qu'au niveau des couleurs et des contrastes. On est Alice qui est passé de l'autre côté du miroir. 


Désert Salvador Dali
Après ces quelques jours riches en émotions visuelles (j'aurais pu y laisser mes yeux facturés, mais mon optimisme naturel veut qu'il y ait encore de jolies choses à admirer), je compte visiter Potosi et ses mines mais fais marche arrière une fois sur place. Je ne suis vraiment pas à l'aise lorsque je découvre le cadre et je me vois mal photographier des mecs qui bossent pour que dalle sous 45°C. Dilemme! Avec Juan, compagnon de dortoir argentin (Juan est Argentin pas le dortoir), nous décidons au final de ne pas y aller. Dans ce cas, il n'y a pas vraiment de bonne ou de mauvaise décision. Les personnes qui font la visite peuvent par exemple fournir de l'eau aux mineurs, qui sont plutôt satisfait de la présence de touristes. Une partie des sommes récoltés est même redistribuée par les coopératives qui gèrent ces visites (combien?)… Le fait est que je m'échappe. 


Featuring Marco et Simon
a.k.a Les Gringos
Comme le hasard fait bien les choses, je suis mis en contact avec d'autres bloggers, Les Gringos (lesgringos.wordpress.com), amis de Martin (pour celles et ceux qui le connaissent), qui tournent également en Amérique du Sud. Il s'avère que nous nous trouvons en même temps à Potosi et à Sucre. Que cela ne tienne, allons consommer quelques breuvages et écouter les remixes latinos de nos bons vieux tubes français des années 80!


Ecoutez! Entendez comme moi l'appel des bus boliviens qui doivent me mener jusqu'au Paraguay (24h+25h) en deux jours. Oui madame! 

A la revoilure pour de nouvelles aventures. 


Retrouvez plus de photos sur la page facebook de Latin Expedition

Bonus track: 

2 commentaires:

  1. C'est toi le dilemme! C'est trop beau en tout cas, c'est de la folie.
    Sporto!

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  2. Super tes photos Couz ! Vraiment génial, j'imagine la frustration de ne pas pouvoir mettre tout ca en boite. (Au fait c'est le désert Salvador Sali ou Salvador Dali??? Trop forts tout de même ces Catalans).
    T'as vu sur la isla del Sol, tous les petits grecs?... (je parle des bonnets, pas des coutumes sexuelles); continue à en prendre plein les yeux, on vit tes aventures par contumace, ca fait trop envie ! Bouffe une bonne costilla en Uraguay pour moi compadre !
    Couz

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