Retour par la case Toulouse où j'ai fait le plein de famille, de copainGs et de canards. Je devrais partir plus souvent et faire des retours surprises... plus souvent.
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| Je n'ai que l'embarras du choix pour m'installer |
J'arrive au Venezuela où je prends +30 degrés d'amplitude thermique dans les dents. Croyez-moi c'est bien mieux que l'inverse. Je ne perds pas une seconde, et après quelques heures de sommeil sur le banc d'un fast-food de l'aéroport Simon Bolivar, direction la cote Caraïbe à Puerto Colombia. Pour être honnête, je n'y fais pas grand chose si ce n'est m'adapter au décalage horaire, manger du poisson, et me baigner.
Me voici ensuite à Caracas. Par l'autoroute on voit les bidonvilles, constructions sauvages en taule sur les hauteurs de la capitale. La j'y suis! La seconde ville la plus dangereuse du monde avec ses 130 meurtres/ 100 000 habitants (en 2009). Comme je n'ai pas envie de me mettre en scène comme Marc de la Villardière, j'élis domicile dans un quartier tranquille de Caracas. Je suis chez Luis Felipe, dans une coloc' de cinq étudiants où nous vivons à huit dans un T4 au vingt-quatrième étage de la Tour A de Sucre - Los Dos Caminos.
Parler du Venez' sans évoquer Hugo Chavez serait comme parler du Venez' sans évoquer... la salsa. J'y viendrai. Le leader du Partido Socialista Unido de Venezuela (PSUV) est le président élu depuis 1998. Porteur d'espoirs pour beaucoup avec des réformes sociales importantes, il est aujourd'hui nettement plus contesté. J'ai ressenti une certaine lassitude de la part des personnes que j'ai pu rencontrer. Il y a les jeunes tout d'abord qui avaient tout juste 10 ans lors de la première élection de Chavez. Ils n'ont connu que lui. A cela s'ajoute l'inflation, ou la vie chère, les contrôles incessants, la grande limitation de quitter le pays (l'achat de devises étrangères est interdite, une carte visa est délivrée è titre exceptionnel), sans parler du clientélisme. La politique économique est tellement désastreuse qu'elle favorise le marché noir pour presque tout. En l'espace de quelques jours, j'avais une demi-douzaine d'idées pour faire de l'argent de cette manière. J'ai eu droit à un "Marico, podrías ser venezolano jajaja!" En gros je pourrais être vénézuélien dans la façon de penser. Je l'ai bien pris.
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| Graf' sur Chavez |
Je vais raisonner comme un vieux, mais j'ai beaucoup de respect pour ces jeunes. Ils ont la Force. Ils n'ont pas peur, parce qu'être faible c'est avoir peur, parce que c'est renoncer à tout ce dont on croit.. Ils ont des discours politiques très lucides et pessimistes. Ils ne veulent ni le PSUV, ni un pantin de la CIA. Comme beaucoup de latino-américains rencontrés, ils sont fiers de leur pays, de leur histoire ou de leur héritage culturel. S'ils décident de migrer c'est un non choix... comme partout dans le monde.
Ce pessimisme ne fait pas basculer dans la négativité, bien au contraire. L'autre fierté des caraqueños c'est la danse. Leur salsa est un mélange de la cubaine, de la colombienne et de la portoricaine (ne pas remplacer salsa par cocaïne svp). C'est ce que m'a expliqué Peverly, salsera, que j'ai rencontré pour un échange linguistique español/français. Du coup, le soir, j'ai eu droit à mon premier cours "un, dos, tres...". Merci Peverly pour ta patience. C'est sur que les bars salsa ont la classe. Ils sont très festifs, pas "m'as-tu vu". L'ambiance y est chaude et bon enfant.
Caracas, j'ai trippé. Je devais rester deux jours manière d'y faire un tour, je m'y suis attardé six jours. J'y laisse des amis que je reverrai forcément. Les Vénézuéliennes? Elles sont belles et sophistiquées. Exactement ce que j'aime. J'en achèterai une quand je serai en âge de me marier.
Retour en Colombie pour vaincre le signe indien qui m'a fait rentrer en France.
A la revoilure pour de nouvelles aventures!
Bonus track:



Ah! ça me manquait!!!! Je te bade, twat!
RépondreSupprimerMort de rire Primo ! Tu t'es placé pour la prochaine élection de Miss Venezuela? Alors pour en acheter une, tu peux directement aller à l'école des Miss Univers, et demandes-en une pour moi aussi, peut-être qu'on aura un prix....
RépondreSupprimerContinue ta balade de ouf, tu me tues ! (et chapeau pour tes talents rédactionnels, ca sent le grand reportage de la belle époque, j'adoooooore !).
A très plus ! Couz
C'est pas plutôt Bernard de la Villardière?
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